Envie de découvrir comment nous avons enregistré Talisman ?
Tout a commencé dans des lieux très simples…
Nous avons essayé plusieurs studios, cherché le bon son — surtout pour l’udu et la batterie. Nous voulions quelque chose de vibrant… mais rien ne nous convainquait vraiment.
Honnêtement ?
Nous étions déçus. Frustrés.
Après des mois à tourner en rond, John m’a regardée et m’a dit: « On va enregistrer à la maison. »
Il avait investi dans de super micros — RE20 et AKG C314 — avec cette conviction que le son que nous cherchions n’était peut-être pas ailleurs… mais chez lui et chez moi (nous sommes voisins, en fait !).
J’étais partante.
Mais je ne mesurais pas encore le défi que cela allait représenter.
La cabane magique ✨
J’avais commandé deux structures de dressing — vous savez, ces barres télescopiques qui tiennent entre le sol et le plafond sans percer de trous.
Puis nous avons ajouté des couvertures patchwork cousues par ma mère pour absorber le son.
Je vous jure, c’était magique à l’intérieur : le piano, les micros, mon Mac, la carte son et une petite lampe.
C’était ma caverne, mon antre. Je m’y suis souvent réfugiée, parfois pour m’allonger sur les tapis, réfléchir… ou faire une sieste.



Enregistrer Talisman 🎹
J’ai alors enregistré toutes les parties de piano de l’album Talisman dans cette cabine.
J’appréhendais un peu, sans savoir si j’étais capable d’un tel exercice.
Mais une fois devant le piano, le casque sur les oreilles, en lançant Logic Pro X sur mon Mac, je me suis concentrée. La magie opérait, et j’oubliais toutes mes interrogations…
Je reprenais chaque prise une ou deux fois. J’essayais de ne pas trop éditer les pistes. Je les écoutais à la fin, choisissais les meilleures, puis les envoyais à John.
Les voix 🎤
Pour les voix, nous réorganisions la cabine. John installait ses micros différemment.
J’épinglais les paroles sur l’un des patchworks. Le casque à moitié sur une oreille.
Et j’enregistrais.
Dans cette petite cabane faite de tissus et d’amour, Talisman a pris vie.